Moulec le Brestois

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Né à Brest, en 1980, Guillaume Moullec affronte le club qui l’a formé de 13 à 17 ans, avant de devenir professionnel à Montpellier. Son entraîneur dans l’Hérault était un certain Michel Der Zakarian ! 

C’est un Brestois pur jus, qui n’a pourtant jamais joué en pro au stade Francis-Le Blé. Guillaume Moullec découvre les joies du ballon rond à Landerneau, initié dès l’âge de 5 ans par son père, ancien joueur du Stade Brestois en D3. C’est donc assez logiquement qu’il rejoint le club-phare de la région à l’âge de 13 ans, une époque où il évolue attaquant, aux côtés d’un certain Hassan Ahamada qui rejoindra La Jonelière quelques années plus tard.

« Toujours assez spécial »
« Rencontrer Brest, c’est toujours assez spécial, raconte aujourd’hui le néo-Nantais. La première fois, c’était avec Montpellier. On venait de descendre de D1 et eux montaient de National. C’était bizarre. » Car c’est dans l’Hérault que le jeune Moullec découvre la première division à 18 ans, après avoir été repéré sous le maillot de l’équipe des moins de 17 ans de Bretagne. Strasbourg et Rennes avaient également un œil sur lui. À Montpellier, le Finistérien, qui se définit comme « un bosseur, droit et professionnel », est formé par un certain Michel Der Zakarian. « Je l’ai effectivement dirigé à l’époque, confirme l’entraîneur nantais. Guillaume, c’est un vrai joueur de club, pas un génie du foot mais un garçon avec une super mentalité. »

Aucune titularisation en quatre journées
Autant dire que l’ancien Lorientais pensait entrer dans les plans de son entraîneur. Ce qui n’est pas tout à fait le cas à l’aube de la 5 e journée... « Je me suis blessé au plus mauvais moment, juste avant la première journée, et l’équipe a bien tourné, explique-t-il, sans aucune rancœur. Mais une saison de L2 est longue. L’équipe aura besoin de joueurs frais, et il y aura des occasions d’intégrer le groupe en cas de blessure ou de baisses de régime. Tout le groupe est concerné. » Sur le banc donc, lundi soir face au Havre, celui qui a participé à la montée en L1 de Lorient en 2006 n’a pas été surpris par la première défaite soudaine de son équipe (0-1). « On savait qu’il y aurait des accrocs au cours de la saison, explique-t-il. Au Havre, c’était un match de Ligue 2 type. Quand une équipe prend le dessus, c’est toujours très difficile de renverser la tendance. On manque notre début de match, et on subit toute la partie ensuite. » D’une nature optimiste, Guillaume Moullec conserve le même sourire depuis son arrivée à la Jonelière. « Il reste de très bons joueurs à Nantes, assez en tout cas pour jouer la montée, expliquait-il alors. Mais pour cela, il faudra que l’on forme un groupe uni, et que l’on joue constamment ensemble... »
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Publié dans Championnat

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