Emerse fae en course pour le titre !
Pour Emerse Faé (2e à partir de la gauche), avec ses partenaires de la sélection ivoirienne, sa Côte d'Ivoire se résume à Abidjan, où il revient chaque année.
J'ai opté pour la sélection ivoirienne (Emerse Faé a été champion du monde des moins de 17 ans avec l'équipe de France en 2001 N.D.L.R.). C'est un choix à la fois sportif et humain. Il y a bien sûr le côté sentimental, mais je savais aussi que j'allais progresser plus vite. Disons que le coeur et mes racines africaines ont parlé... En raison de la qualité des infrastructures, on ne peut pas comparer l'Afrique et l'Europe. Mais, qualitativement, le football africain a fait dix pas en avant. Le meilleur reste à venir. À ce titre, l'organisation de la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud ne peut être que bénéfique. C'est un signe de progrès. Comme quoi, l'Afrique avance si on lui fait confiance...
Le premier souvenir qui me vient à l'esprit quand on évoque l'équipe de Côte d'Ivoire, c'est notre retour à Abidjan après la finale de la CAN 2006 en Égypte. On a reçu un accueil triomphal, malgré notre défaite en finale face à l'Égypte. Notre bus, après avoir quitté l'aéroport a mis quatre heures pour faire cinq kilomètres. Je pense que dans les pays d'Afrique Noire, le public exprime plus de passion pour le football. Les gens vibrent davantage. On ressent cette ferveur dans la rue où on joue beaucoup au foot. Nos supporters seront nombreux, le Ghana et la Côte d'Ivoire étant frontaliers. Ils vont nous pousser à fond. Aura-t-on une grosse pression ? Non, on a l'habitude. On peut éventuellement parler de pression positive. »
Recueilli par Loïc FOLLIOT.
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