Maké ,Maké ,Makélélé autrefois était scandé à la Beaujoire ...
Claude Makélélé
Surnom : Maké, El Monstruo
Nationalité : française
Naissance : 18 Février 1973
Age : 34 ans
Sélection nationale :
Equipe de France
Club actuel : Chelsea FC
Poste : Milieu de terrain
Taille : 1m74
Poids : 70 kg
Pied : Droitier
| Titres | Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 2002 (Real Madrid) Vainqueur de la Super Coupe d'Europe en 2002 (Real Madrid) Vainqueur de la C1 en 2002 (Real Madrid) Champion de France en 1995 (Nantes) Champion d'Angleterre en 2005, 2006 (Chelsea) Champion d'Espagne en 2001, 2003 (Real Madrid) Vainqueur de la Coupe d'Angleterre en 2007 (Chelsea) Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2005, 2007 (Chelsea) Finaliste de la Coupe du Monde en 2006 (FRANCE) Finaliste de la Coupe Intercontinentale en 2000 (Real Madrid) Finaliste de la Super Coupe d'Europe en 2000 (Real Madrid) Finaliste de la Coupe d'Espagne en 2002 (Real Madrid) |
| 1er Match en D1 | Nantes - Metz : 0-0 le 08/08/1992 |
| 1ère sélection | (Oslo) Norvège - France : 0-0, le 22 juillet 1995 |
| Sélections | 65 sélections, aucun but |
Un milieu de terrain doté d'une frappe de moineau, d'un jeu de tête insignifiant, pas franchement à l'aise quand il s'agit de renverser le jeu ou d'allonger une passe de 25 mètres, peut-il être un des meilleurs milieux du monde ? Oui, s'il s'appelle Claude Makelele. Le milieu défensif français forme avec un Vieira replacé la doublette la plus efficace du Mondial. A son sujet, tous les coachs se sont passé le mot : il possède les qualités essentielles, mais se définit d'abord par ses limites (physiques, techniques) et sa force est d'en avoir conscience, au point d'être devenu, de Brest à Chelsea en passant par le Real, le meilleur dans sa zone. «Si la France a concédé le moins d'occasions de buts, c'est en partie à Makelele qu'on le doit»,affirme Frédéric Antonetti, entraîneur de Nice. Et si Suaudeau, gourou de la formation à la nantaise, affirme qu'il l'aurait «viré illico»contre le Togo au bout d'une demi-heure de jeu («quand on est mauvais, on est mauvais»),c'est parce «c'est devenu tellement rare qu'il ne soit pas au top que, forcément, ça se remarque».

La technique
Suaudeau : «Quand il était à Nantes, Claude était parmi les meilleurs dribbleurs que j'avais. Je parle de dribbles pour éliminer, pas de ceux pour conserver le ballon. Mais, désormais, il ne cherche plus à éliminer, tout simplement parce qu'il est extrêmement respectueux des consignes.»Raynald Denoueix, autre ancien de la maison nantaise : «C'est un hypercollectif, un discipliné. Ce n'est pas un créateur comme il en existe à son poste, avec une super vision du jeu ou une grosse qualité de passes. Il joue rarement long, se cantonne à des passes dans un rayon de 15 à 20 mètres. Je crois qu'il voit le jeu, mais qu'il sait qu'il ne peut pas réaliser, techniquement. Il le sait, et c'est son intelligence. Il ne s'embarquera pas dans des actions qu'il ne maîtrise pas. Il joue dans sa zone, court, proprement. Cette limite vaut aussi pour sa qualité de frappe. La seule fois où je l'ai vu jouer dans les 18 mètres adverses, c'était dans un match entre la réserve de Brest[où il jouait alors, ndlr] et la réserve nantaise. Il avait marqué deux buts, et on en a souvent rigolé ensemble après son arrivée à Nantes. Je ne sais pas combien de buts il a marqué dans sa carrière... Pas beaucoup.»
Le physique
Raynald Denoueix : «Il n'est pas grand, pas bon de la tête. Ce n'est pas le destructeur, même s'il n'a pas peur de l'affrontement contre les grands. Mais il a le volume, la caisse.» «On peut dire ce qu'on veut,ajoute Suaudeau, mais, morphologiquement, c'est un athlète, vous me dites qu'il est très habile avec son corps et se sert beaucoup de ses fesses, je vous réponds : "Non, il est très explosif".»Denoueix insiste aussi sur «son bon pied et ses très bons appuis».Selon Frédéric Antonetti, il est difficile de l'aligner avec un joueur d'un gabarit équivalent, mais il forme une paire très complémentaire avec Vieira : «L'un est grand, prend les ballons de la tête, prend les espaces et perfore. L'autre est petit, anticipe toujours, colmate les espaces et intercepte.»
Son jeu
Denoueix : «Il s'impose par son intelligence. C'est un joueur qui contrôle sa zone de façon étonnante, une zone où il ne faut pas se faire éliminer. Même mort sur une première feinte, il est capable de se remettre dans le jeu. Il est un peu "italien", parce qu'il joue juste. Il ne se trompe jamais de moment pour ses interventions.»Jean-Claude Suaudeau : «Makelele, c'est d'abord l'anticipation, ce n'est pas quelqu'un qui fait des fautes ou qui tacle beaucoup. A Nantes, on défend debout, monsieur, donc on travaille l'anticipation, c'est la base, tout le monde l'oublie et c'est dommage. Donc Makelele anticipe. Par son positionnement, il fait en sorte que le porteur de balle soit embêté pour la donner à un joueur qui est dans sa zone, et il devine même quel coup va jouer l'adversaire pour anticiper encore et finir par récupérer la balle, en bondissant comme un chat. Makelele, il lui faut le jeu en face. Je ne le crois pas capable d'être aussi performant en ayant le jeu dans le dos. Actuellement, sa position est optimale.»Et sa lecture du jeu lui permet de jouer les supplétifs quand le besoin s'en fait sentir : «Il est devenu le libero de Vieira,dit ainsi Claude Le Roy . On dit qu'ils évoluent toujours sur la même ligne, mais quand Vieira évolue comme un relayeur et se retrouve en position de marquer ou de faire marquer, Makelele, lui, est toujours là pour compenser».