Pierre-Yves André et le Public Nantais ....
Pierre -Yves André
Nantais durant dix-huit mois, l'attaquant bastiais pense que sa formation, « en pleine spirale positive », a les moyens de réaliser quelque chose, lundi à Louis-Fonteneau. Surtout si le stade s'en mêle...
100 % Bastiais depuis près de quatre années, celui qui fut un temps le « souffre-douleur » de la Beaujoire (33 ans), vit une seconde jeunesse sur l'Île de Beauté, guettant le rendez-vous de lundi sans appréhension. Et pour cause. Pointant quelque fragilité dans le collectif du FCN, le Lannionais, qui surfe sur la vague du succès (sept matches sans défaite, toutes compétitions confondues), avance l'idée que le 12e homme puisse faire pencher la balance du côté du SCB.
Depuis la 18e journée et une défaite devant Angers, plus rien ne semble arrêter Bastia. Comment expliquez-vous cela ?
Pierre-Yves André : « C'est l'accumulation de victoires qui nous a remis sur de bons rails, on a su de nouveau poser notre jeu. Nous étions un peu trop tombés dans la facilité. Avec onze matches sans défaite, on s'est, inconsciemment, crus arrivés. La claque reçue contre le SCO a été salvatrice. Il y a eu une prise de conscience collective. Qu'on continue comme ça. »
Considérez-vous le déplacement à Nantes comme un match « charnière » ?
« Non. Le match le plus important est celui que nous avons remporté devant les Troyens (1-0, le 8 février). Aujourd'hui, même si tout peut aller très vite, on se concentre avant tout sur Troyes, qui est à portée de fusil. Surtout, si nous gagnons notre match en retard à Reims (N.D.L.R. : le 11 mars). Notre but est de revenir à sa hauteur, bien qu'on regarde aussi derrière. Alors, oui, faire un résultat à Nantes serait bon pour la suite, mais d'une manière générale, c'est l'ensemble du mois de février qui risque de s'avérer décisif. On en saura plus dans quelques semaines. »
« Le Havre est bien meilleur »
Que vous inspire le FCN version Ligue 2 ?
« Ce qu'il m'inspire... (silence). À partir du moment où j'ai évolué à Nantes pendant quelques mois, je garde toujours un oeil un peu plus intéressé. Et il me reste quelques copains là-bas (rires). Maintenant, concernant le jeu, je trouve Le Havre bien meilleur.
On ne peut pas parler de domination des Canaris sur la Ligue 2.
C'est une situation particulière, ils viennent juste de descendre. Comparativement aux Havrais, il y a un manque de cohérence et de continuité. Attention, ils ne sont pas deuxièmes par hasard, ça reste fort. Mais, le HAC dégage un vrai sentiment de sérénité. Je le sens beaucoup plus costaud. Côté nantais, il y a une sorte de fragilité, un manque de solidité à exploiter. »
Vous pensez donc pouvoir réussir un « coup » ?
« Pourquoi pas ? Il y a quelque chose à faire. Nous connaissons notre valeur à l'extérieur (N.D.L.R. : Bastia est invaincu hors de ses bases depuis le 24 août), on défend pas mal (410 minutes consécutives sans prendre de but, série en cours) : il n'y a pas de raison que cela s'arrête. Nous sommes dans une spirale positive, profitons-en !
Et puis, je connais le public de la Beaujoire. Plus les minutes passeront, plus nos chances augmenteront. Si le FCN ne mène pas rapidement au score, il peut très bien se ramasser des sifflets. Je vous le dis, je connais le public de la Beaujoire, il est très exigeant... »
« Mon retour ? Je m'en fiche un peu »
Justement, celui-ci n'a pas toujours été très tendre avec vous. Comment appréhendez-vous votre retour ?
« Sincèrement, je m'en fiche un peu. Le public peut me conspuer, chacun a suivi son chemin. Je ne me retourne pas sur le passé. C'était un contexte très particulier. »
Vous n'éprouvez pas de regrets ou de sentiment d'inachevé concernant votre expérience nantaise ?
« Il faut savoir tourner la page. Sentiment d'inachevé ? Mais encore aurait-il fallu que cela commence un jour (rires). Ce fut une drôle d'histoire, le départ de Denoueix, l'arrivée d'Angel Marcos. Et puis le club commençait déjà à aller de travers. Ce fut un peu la fin d'une époque et le début d'une autre. Mon départ, même si cela n'a rien à voir, coïncide avec le début des ennuis. On voit aujourd'hui la résultante : Nantes est en Ligue 2. Cela faisait trop longtemps que ça couvait, que ça lui pendait au nez. J'espère simplement que ce sera un mal pour un bien. »
Propos recueillis par Etienne Kiss
Ne t'en déplaise Pierre- Yves on t'a oublié !Nous Supporters Nantais , car avant de critiquer les fidèles de la Beaujoire prouve donc avant sur le Terrain car par le passé c'était plutôt un Fiasco !