Békamenga dans la presse locale !

Publié le par korrigans naonedis

Article Presse - Océan !

 

samedi 15 mars 2008

Bekamenga : « Débuter une grosse carrière ici »



Confiance, patience et, finalement, grand sourire.
 
Au bout d'innombrables tracas administratifs, c'est donc un grand ouf de soulagement qu'a pu pousser, jeudi, Christian Bekamenga en posant le pied sur le tarmac nantais. 


Rencontre.


Hier, aux alentours de 20 heures. C'est dans le hall d'un grand hôtel en périphérie de Nantes que le rendez-vous a été fixé. 

Christian Bekamenga est là, avec son conseiller suisse, André Perez-Pacheco. La fatigue est palpable, mais cela n'entame pas la bonne humeur de l'intéressé. Sur toutes les péripéties ayant largement retardé son arrivée, le joueur préfère d'ailleurs ne pas trop s'étendre. 
Tout juste consent-il à préciser qu'il « avai(s) tout ce qu'il fallait » en terme de documents. Un dossier bien ficelé, en somme, mais qui s'est heurté à la lenteur du système local. « Au Cameroun, c'est souvent comme ça, fait-il remarquer.
    Et en plus, il y a eu une grève des transports au pays qui a créé des petits désordres »
           Pour le reste, « il n'y avait pas de problème, on m'a dit d'attendre, j'ai attendu. » A-t-il eu peur de ne pas pouvoir venir ? « Jamais », coupe-t-il, sûr de lui. Et puis son visage s'éclaire. Sourire. « Au moins, j'ai raté l'hiver. C'est peut-être une chance pour moi (rires) ! »
 
                On ne le lui fait pas dire. Si, ce vendredi, pour ses premières foulées sur la pelouse de la Jonelière le soleil était au rendez-vous, on est loin des chaleurs du continent noir. 

 

La Malaisie comme « un tremplin »


Marié « depuis un mois », deux fois papa, 22 ans le 9 mai prochain, Christian Bekamenga affiche une confiance inébranlable. Pour preuve, lorsqu'il quitte sa terre natale en 2004, c'est sans aucun contrat en poche.

Autrement dit, au petit bonheur la chance. « Mon tuteur m'avait parlé de la Malaisie où il travaillait. Il m'avait dit que ça pouvait être un bon tremplin. J'y suis allé sans avoir de club. J'ai bien aimé, j'y suis resté deux saisons. » Sur le plan sportif, cela tombe plutôt bien, le néo Canaris compare cela à « la Ligue 2 en France. »

Du football français justement, il connaît « tous les clubs, de Ligue 1 et de Ligue 2, grâce aux médias ». Côté joueur, il cite volontiers « Da Rocha, le capitaine nantais, qui a fait de belles choses ici ! Il a été champion de France avec Salomon Olembe. Je connais aussi l'attaquant, Bagayoko. Je l'ai vu quand j'étais plus petit à la CAN en 2002 avec le Mali, l'année où le Cameroun a remporté le trophée. À cette époque, je devais être junior. »

Sélectionné pour les JO de Pékin


En tout cas, ces deux derniers mois passés sans compétition, il n'a pas chômé. « Je me suis entraîné dans deux ou trois clubs au Cameroun, dont le Canon Yaoundé (1re division). Je me suis aussi préparé seul. Je pense que, petit à petit, je vais revenir, retrouver mon niveau »


      Ce niveau, il le traduit par des stats éloquentes : « 23 buts en une saison en Malaisie. En Indonésie, j'en avais marqué 10 mais je n'avais pas joué beaucoup », récite-t-il.

Quant à son rendement avec les Lions Indomptables, son dernier fait d'arme remonte à juillet dernier où, au Tournoi des Huit Nations en Afrique du Sud, il a fini meilleur artificier avec six réalisations au compteur. Résultat, en Août prochain, il devrait retrouver l'Asie, pour les JO de Pekin. « Je frappe et je joue des deux pieds et de la tête. Je peux jouer seul en pointe ou à plusieurs. »

Forcément, son profil a attisé les convoitises. Si Christian Larièpe était dessus depuis six mois environ, le FC Metz et l'OM s'étaient également renseigné. « J'ai un peu hésité avec Metz. J'ai aussi failli faire un essai à Marseille. Mais je ne regrette pas. J'étais à Paris quand ils m'ont appelé mais je n'ai pas accepté. J'avais déjà mon idée en tête : Nantes, Nantes et Nantes ! Ils m'ont dit OK, joue au FC Nantes, on va t'observer et si t'es bon on te récupère ! » 

« C'est un peu un rêve pour moi d'être là »


En attendant, c'est donc dans la cité des ducs qu'il a posé ses bagages.
 
« C'est un bon groupe. Avant de faire mon choix, j'avais déjà vu plusieurs matches. Et quelques-uns de mes compatriotes étaient déjà passés par là, comme Olembe, Djemba-Djemba, Bilayi Ateba,... C'est un peu un rêve pour moi d'être là, à Nantes aujourd'hui. 

Pouvoir suivre le même début de carrière que Salomon Olembe. J'espère débuter une grosse carrière ici. » 

     Ses proches partagent visiblement le même enthousiasme : « Ils étaient contents de me voir signer à Nantes car en Afrique, c'est important d'aller dans un club où on peut te voir jouer à la télévision. C'est la fierté de toute la famille. » 

Espérons qu'ils n'attendront plus trop longtemps maintenant...


Charles Guyard

 
Presse-Océan
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Publié dans Transferts

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