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Publié le par korrigans naonedis

Ouest-France
Le suspense jusqu'au bout avec Carquefou !
L'incroyable est arrivé. Une chance sur 100 qu'ils gagnent. Hier soir, l'équipe des petits hommes verts a décroché son sésame pour les quarts de finales.

« Le prochain match, c'est Carquefou-Lyon ! » Gaël, 37 ans, venu de Saint-Mars-du-Désert, n'est pas superstitieux !C'est la mi-temps. Les minots de l'USJA ont déjà fait exulter la Beaujoire. Le rêve est là quoi qu'il arrive. Un but sept minutes après le début du « match de toute façon déjà historique », comme le speaker de Carquefou, Dom, l'a annoncé, en début de soirée, haut et fort sur la pelouse du stade Nantais.

Devant un public en vert et blanc déjà en liesse, le Carquefolien Papa N'doye a réalisé l'inimaginable. « Par un joli plat du pied après le dribble d'enfer », dixit Fabien Leverger, 22 ans, venu en fan de l'USJA. Ouvrir le score avant les dix premières minutes du match ! Le stade de la Beaujoire a rugi comme un seul homme « Bravo, les blancs ». En tribune Erdre, le délire ! L'animation de l'équipe fétiche du stade du Moulin-Boisseau fait ce qu'il faut, donne de la voix et du tambour. Tout le monde est venu en famille et en voisin. La Beaujoire à Carqufeou, c'est un peu comme chez eux. Les jeunes Thibault et Lucas retiennent leur souffle quand Papa N'Doyé arrive devant les buts marseillais. Non, impossible ? Et si. Magique.



Une soirée magique

 

 



« Mais ils sont où, mais ils sont où les Marseillais ! » Et Djibril Cissé ne vient pas démentir les cris de la foule acquise à la cause carquefolienne. Peu après 21 h, le Marseillais vient de louper son tir tout seul devant les buts. Bonne Mère ! Y aurait-il un Dieu du stade, ici en cette terre si proche du tout petit stade local de l'USJA ? Ils y croient ! Qui ? Les fidèles du Moulin-Boisseau, chaque samedi soir, qui ont entraîné 17 000 Carquefoliens et toute une région venus dans l'antre de la Beaujoire en ce mercredi soir de rêve.

Même les directeurs d'école ont accepté de mettre la pédale douce jeudi matin devant les forcément petits yeux des mouflets. Même du haut de ses 5 ans, ou plus, pas question de rater « la soirée magique ! On dormira plus tard », lance Etienne avec de belles étincelles dans les yeux.

Deuxième mi-temps. Et si, et si... « Allez les blancs ! », fuse de partout.L'orange des maillots de Marseille brille quand même souvent dans le terrain des blancs mais Alban Joinel, le goal aux mains fermes, veille et agit. Magistralement. Le papa d'Alban, Jean-Luc, peut être fier, lui l'ancien International de rugby venu ce soir spécialement de Brives.

Tout le monde retient son souffle. « À Carquefou, à Carquefou, il y a toujours du suspense jusqu'au bout. » Les premiers vers de l'hymne local ne démentent pas l'ambiance. On n'ose y croire. Et si, et si.... Les minutes défilent et le score ne bouge pas.

22 h 35. Dans dix minutes, la fin et la folie de la qualification en quart de finale.

 

Élisabeth BUREAU.

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Publié dans Bretagne

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