Ancien Canari , Stéfen Drouin ( Troyen désormais retrouve son club formateur )!
STEPHEN DROUIN : LE CANARI A CHANGE DE NID
Ils sont trois anciens nantais à porter désormais le maillot de l’Estac : Claudio Beauvue, Michel Mondeguer et Stéphen Drouin. Ce dernier, 24 ans depuis le 27 janvier, est arrivé à Troyes en 2005, prêté par le FC Nantes, avant d’être définitivement transféré un an plus tard. Un destin qui lui semblait promis puisque c’est au stade de l’Aube qu’il disputa son premier match professionnel avec les Canaris le 20 mai 2003, et qu’il y réussit son premier et unique but sous le maillot de l’équipe de France Espoirs, but de la victoire tricolore sur la République d’Irlande, 1-0, le 8 octobre 2004.
La venue du FC Nantes, lundi, doit réveiller en vous de bons souvenirs ?
Bien entendu, puisque j’y ai effectué toute ma formation, depuis les rangs des poussins. Mes camarades de promotion s’appellent Faé, Toulalan, Ripert. Pourtant, je n’ai plus aucun contact là-bas. Tout à changé depuis.
Selon vous, qu’est-ce qui explique le « pas en arrière » du FC Nantes ?
Je crois que ça tient essentiellement à la baisse de niveau de la formation. Celle-ci est nettement moins présente désormais et moins performante. Auparavant le FC Nantes formait la majorité de ses joueurs, ce qui assurait entre autre la qualité de jeu qui a fait sa réputation. Aujourd’hui, des 15 ans aux 18 ans, Nantes, à travers ses résultats, n’est plus aussi performant. Le club ne fait plus confiance à ses jeunes et a recruté plutôt des joueurs chevronnés pour remonter en Ligue 1, comme Moullec, Goussé, etc. Mais j’ai l’impression que cette équipe n’aura qu’une saison d’existence.
Après une longue période d’incertitudes dues à des blessures, vous êtes complètement revenu désormais. Vous sentez-vous à 100% troyen ?
A partir du moment où je suis arrivé à l’Estac, je suis devenu entièrement troyen. Depuis, je peux vous dire que j’aime ce maillot et que je me sens bien dans ce club. Et puis je vais prochainement nouer à Troyes des relations familiales, puisque je vais épouser une Troyenne, dès la fin de cette saison.
Quels seront les enjeux d’Estac-Nantes, lundi ?
Ce sera dur pour nous. Nantes a déjà un pied et demi en Ligue 1 et une victoire lui assurerait pratiquement définitivement l’accession. Nous, nous avons aussi l’obligation de gagner, pour garder cette marge d’avance, ou la faire prospérer. Maintenant, il n’y a plus à calculer. Nous sommes entrés dans la ligne droite. Tout le monde doit se sentir concerné, que ce soit bien évidemment les joueurs ou l’encadrement, le club tout entier, mais aussi l’environnement, nos supporters et notre public. Eux, c’est notre valeur ajoutée. C’est peut-être grâce à eux que se fera la différence lundi soir.