Ce qui se dit du côté de Troyes! Denis Troch avant Nantes ....
Denis Troch :
Denis Troch est un joueur puis entraîneur français de football né le 24 octobre 1959 à Blanc-Mesnil. Il est l'entraîneur de l'Espérance Sportive Troyes Aube Champagne, depuis le 1 juin 2007.
Troisième de Ligue 2 avec cinq points d'avance sur Grenoble, Troyes n'est plus très loin d'un retour parmi l'élite, un an seulement après l'avoir quittée. Hôte de Nantes lundi soir pour le choc de la 30e journée, l'Estac devra cependant lutter jusqu'au bout pour atteindre l'objectif. Son entraîneur Denis Troch, qui pourrait y laisser sa moustache, souhaite avant tout que son équipe se concentre sur elle-même et retrouve ses fondamentaux face à un adversaire, presque assuré de retrouver lui aussi la L1.
Après une excellente période marquée par huit victoires en neuf matches, vous restez sur deux contre-performances, à domicile face à Brest (1-3) et en déplacement à Libourne (0-2), quel bilan tirez-vous ?
Le bilan de nos 29 rencontres est plus que positif. On est troisièmes avec huit points d'avance (interview réalisée avant les matches de vendredi dernier, depuis Grenoble a réduit l'écart à cinq unités, ndlr) ... On a certes deux défaites consécutives, mais on savait très bien aussi qu'on ne pouvait pas tenir le rythme comme ça jusqu'au bout.
Dans quels secteurs avez-vous péché lors de vos deux dernières rencontres ?
Les joueurs ont peut-être été un peu suffisants et nos adversaires étaient sans doute remontés. On doit s'évertuer à retrouver quelques basiques, parce qu'on peut les oublier quand on est bons. Il faut éviter de penser qu'on est les meilleurs du monde, sans non plus penser qu'on est le pire des clubs, mais simplement faire ce qu'on à faire, c'est-à-dire travailler correctement pour obtenir le meilleur résultat.
Vous avez encore une marge appréciable sur vos poursuivants, mais on sait que dans le football tout peut aller très vite. Comment allez-vous gérer ce pécule ?
On est encore très loin de la ligne d'arrivée, donc n'a pas le droit de faiblir. Nos adversaires ne lâcheront rien jusqu'au bout, mais on sait aussi qu'ils n'ont pas forcément un calendrier simple. Ce qu'il faut absolument faire sur ces neuf dernières rencontres, c'est prendre les matches les uns après les autres et puis essayer d'être le plus positif possible. Il s'agit aussi pour nous de revenir sur les bonnes choses qu'on a pu faire ces dernières semaines en évitant les bêtises des deux derniers matches.
Pourtant, juste avant vos deux défaites, vous aviez battu coup sur coup Le Havre et Clermont, deux postulants sérieux à la montée... Cela vous donne-t-il confiance avant d'affronter Nantes ?
Oui, c'est certain, ça donne de la confiance. Mais c'est aussi peut-être justement parce qu'on a battu à la fois Clermont chez eux (2-1) et ensuite Le Havre chez nous (4-1) après une très grosse performance, qu'on a cru que ça allait être un petit moins compliqué que prévu. On doit tout simplement essayer de mettre le maximum d'énergie.
"La moustache peut y passer"

Y a-t-il un secteur que vous redoutez plus particulièrement chez Nantes ?
Je crois qu'avant toute chose, on doit nous autres se repositionner à la fois dans l'organisation et dans l'animation du jeu, que ce soit défensivement ou offensivement. Cet adversaire est redoutable, mais on sait aussi qu'on a les moyens de les contrer et de pouvoir mettre en place notre football qui, lui aussi, est de qualité. Face à une équipe comme Nantes, il nous faut être efficace, jouer comme on a bien su le faire par le passé. Une fois qu'on aura et le jeu et l'efficacité, on ne sera pas loin du but.
Même si la remontée n'est pas encore acquise, avez-vous déjà pensé au futur recrutement si le club revenait en Ligue 1 ?
Non, en tant qu'homme de terrain, je pense systématiquement au match qui arrive. Si les joueurs aussi restent concentrés sur l'équipe et gardent cette volonté d'avancer, alors tout le monde sera heureux à la fin de la saison.
La moustache pourrait-elle y passer ?
Je l'ai toujours dit, une montée en Ligue 1 ou une Coupe de France implique la chute de la moustache, mais ça, c'est accessoire et anecdotique.
Les joueurs vous chambrent-ils à ce sujet ?
Bien sûr, parce que je suis né avec ! (rires) Si nous montons, ça serait la deuxième fois qu'elle tombe, puisque je l'avais rasée quand j'avais gagné la Coupe de France avec Paris en 1993.

