Ce qui se dit à dans la presse Nantaise !
dimanche 06 avril 2008
Si la montée en Ligue 1 n'est pas remise en cause par le nul face à Niort vendredi à la Beaujoire (1-1), le titre de L2, dernier objectif des Canaris, s'est éloigné.
Un titre qui ne devrait plus échapper au Havre.
Autant le dire tout de suite et malgré le piètre spectacle proposé vendredi soir face à Niort (1-1) : sauf cataclysme (précaution oratoire spéciale « enfants de France - Bulgarie »), le FC Nantes jouera en Ligue 1 la saison prochaine. Avec, au pire, douze points d'avance sur le quatrième (Grenoble s'il bat Troyes lundi au stade des Alpes) à sept journées de la fin, la cause est entendue. L'objectif premier est atteint. Voilà bien le principal. Pour le titre, en revanche...
Avec cinq points d'avance, Le Havre semble en effet à l'abri d'un retour des Nantais. Une équipe du Havre qui a remporté vendredi face à Angers (3-2) son cinquième succès consécutif. Une formation, surtout, victorieuse de ses deux duels avec son actuel dauphin. Sur le plus petit des écarts (1-0), certes, mais en montrant à chaque fois de belles choses. Les habitués de la Beaujoire s'en souviennent encore.
Épine dorsale
Pourtant, rien ne laissait présager une telle domination havraise en début de saison, même si, avec l'arrivée de Nicolas Gillet, le club normand avait affiché ses ambitions. Qu'est-ce qui, alors, a fait la différence ? Les buts (vingt-sept à ce jour) de l'incroyable Guillaume Hoarau, bien sûr. Mais pas seulement.
En fait, quand on consulte les statistiques havraises, on se rend compte que les joueurs qui constituent l'épine dorsale de l'équipe de Jean-Marc Nobilo (en fait les quatre meilleurs joueurs : Christophe Revault dans les buts, Nicolas Gillet en défense centrale, Ait Ben Idir au milieu et Guillaume Hoarau en attaque) ont joué pratiquement tous les matches.
Dysfonctionnements
C'est là toute la différence avec le FC Nantes. Et le gros problème de Michel Der Zakarian, un coach à la tête du (probablement) meilleur effectif de Ligue 2. L'ennui, c'est qu'il n'a jamais pu aligner deux fois de suite la même équipe. Quand Guillaume Hoareau a joué tous les matches (trente et un) depuis le début de la saison, Mamadou Bagayoko n'en a disputé que seize (quatorze en tant que titulaire). Difficile de bâtir quoi que ce soit quand on n'est jamais dans la continuité...
Les raisons ?
Multiples, très certainement, de la préparation physique au manque de sérieux, voire d'investissement, de certains joueurs. Des dysfonctionnements que les dirigeants nantais n'ont pas manqué de pointer. D'où leur volonté, déjà avouée, de changer le mode de fonctionnement du staff avant, probablement, de faire le ménage dans le groupe.
Jérôme Le Garrec
