Les Présidents De St Sernin et Kita en interview !
Quelle courtoisie entre Rennais et Nantais !!!De Saint-Sernin - Kita : duel présidentiel

Quel regard portez-vous sur votre homologue ?
Frédéric de Saint-Sernin : « On a déjeuné une fois au printemps dernier. C'est quelqu'un qui a une forte personnalité, très engagé. C'est un décideur, qui marque beaucoup les esprits. Il mérite le respect. »
Waldemar Kita : « J'ai un très bon contact avec lui. C'est un homme cultivé, courtois, correct. Il n'y a aucun problème, tout se passe bien. »
Est-ce un bon président ?
F.S. : « Je pense que oui puisqu'il a pris l'équipe en L2 et est remonté de suite. C'est une réussite. »
W.K. : « Oui puisqu'ils sont aujourd'hui troisièmes. C'est bien. Bravo ! Mais, vous savez, je ne vis pas avec lui, hein (rire) ! »
« J'espère que ça va être notre tour »
Une anecdote à son égard ?
F.S. : « Je le trouvais extrêmement engagé, en particulier sur le plan de la tactique. Il avait des idées fortes de technicien. Il me disait : « Toi, ton équipe, par rapport à ton entraîneur, la tactique, etc. » Il a des compétences que je n'ai pas. »
W.K. : « Malheureusement, je ne peux pas répondre. On ne se connaît pas assez. »
Deviendra-t-il, un jour, champion de France ?
F.S. : « Je l'espère mais après le Stade rennais (rire) ! J'espère que ça va être à notre tour, maintenant. »
W.K. : « Ils sont bien organisés. Avec beaucoup de discipline. Mais cinq ou six équipes peuvent le devenir. Quand les Rennais peuvent-ils finir premier ? Ohlala, c'est une question quelque peu prématurée. Je ne connais pas leur fond de commerce... »
Pourquoi Rennes et Nantes ne s'aiment pas ?
F.S. : « Je ne pense pas que cet antagonisme vienne des clubs. En tout cas, nous, aujourd'hui, on a aucun complexe vis-à-vis du brillant palmarès de Nantes. Le FCN a marqué l'histoire du football (formation, jeu, internationaux..).
« Tout ça donne des envies mais sans aucune jalousie. Maintenant, il ne faut pas qu'on soit battu demain (aujourd'hui) (sourire)... »
W.K. : « Ah, j'ai toujours entendu parler de ça ! Moi, peut-être parce que je viens de l'extérieur, je ne ressens pas du tout ça, que ce soit au sein de l'équipe et de l'administratif. C'était peut-être vrai il y a 40 ans mais pas aujourd'hui. »
Comment voyez-vous ce match ?
F.S. : « Nantes n'a rien à perdre, ils ont moins de pression qu'il y a peu. Pour ces retrouvailles, j'espère que ça va être une très belle affiche. Et qu'on va continuer à ne pas perdre... »
W.K. : « Ce sera dur. Chaque équipe va vouloir gagner. Ils ont l'avantage. Ça fait des années qu'ils s'organisent. Et ça paie. »
« Wiltord, c'est fini »
« Autant » de matches sans défaite, ça va vous coûter cher ?
F.S. : (rire) « Oui, vous avez raison. Mais on préfère payer des primes plutôt que de souffrir de l'angoisse de la défaite. »
W.K. : « Pour votre info, ils n'ont pas de prime, vous êtes tranquille comme ça...
En fait, ils ont une prime classique (contrat). »
En cas de succès tout à l'heure, allez-vous doubler la prime ?
F.S. : « Nous, on fait des challenges. Sur trois ou quatre matches. On fixe des barèmes. On n'est pas dans la double prime. »
W.K. : « Laissez-moi la sagesse et la jouissance de voir ça au dernier moment... »
Sylvain Wiltord à Nantes, en janvier, est-ce toujours envisageable ?
F.S. : « Waldemar Kita m'a appelé il y a trois semaines. C'était un mardi soir, il me dit : « Je souhaite qu'il (Wiltord) soit là samedi ! » Je lui ai répondu que Sylvain prenait le temps de la réflexion. Ça ne s'est pas fait. Depuis, on n'en a plus du tout reparlé. »
W.K. : « Oh, je ne crois pas, non ! C'est fini, là. Il faut être deux parties pour résoudre le problème...
« C'est comme ça, c'est la vie. »
Jean-Yves Queignec

