Nantes capitale européenne !
Rome et Bruges, Amsterdam et Athènes, Prague, Vienne, Londres, Paris… Nantes aussi. Comment parler de l’Europe sans citer les villes qui ont fait l’histoire de cette partie du monde ? C’est sur ce continent que s’est inventé un lien particulier entre la ville et la politique, que résume bien le mot « Cité ». C’est ici que perdure, même menacée, une forme originale de la ville, distincte des modèles américains ou asiatiques, plutôt compacte, construite autour d’un centre historique.

L’Europe est un continent urbain ; les villes sont le passé, le présent et l’avenir de l’Europe.
C’est sur cette toile de fond qu’il faut apprécier la tenue à Nantes, au début de ce mois de mars, de deux des forums du réseau des Eurocités, portant sur l’économie et sur la culture

: Nantes est la ville la plus européenne de France. Eh oui, depuis au moins un demi-siècle, elle accueille des immigrés venus de tout le continent. Cette durée et cette diversité sans égale des courants d’immigration donnent un fondement solide aux ambitions internationales de la métropole du 21e siècle.
Pour prolonger ce propos, Jean-Paul Barbe, encore lui, dans un texte de fiction, imagine une Nantes aux allures de Babel, où se mêleraient les langues, les saveurs, les coutumes, une ville subvertie, tourneboulée par le choc de l’autre. Babel-sur-Loire, mais sans l’issue tragique du récit de la Bible. Cette Babel dont rêve Jean-Paul Barbe aurait des allures de Folle Journée, une Folle Journée qui durerait toute l’année et qui déverserait dans toute la ville ses Espagnols et ses Russes, ses Hongrois et ses Serbes, la bande à Dvorák, le cercle de Sibelius, les potes de Falla, les copains de Grieg…
Alors, au bout du compte, européenne ou pas, cette ville où nous vivons ? On ne peut évidemment pas se contenter d’un oui ou d’un non péremptoire, encore moins d’un paresseux peut-être bien que oui, peut-être bien que non… Européenne, Nantes l’est à coup sûr par son histoire ancienne et par ses ambitions nouvelles. Elle l’est moins par sa géographie, plus atlantique que continentale.


L’Europe est un continent urbain ; les villes sont le passé, le présent et l’avenir de l’Europe.
C’est sur cette toile de fond qu’il faut apprécier la tenue à Nantes, au début de ce mois de mars, de deux des forums du réseau des Eurocités, portant sur l’économie et sur la culture

: Nantes est la ville la plus européenne de France. Eh oui, depuis au moins un demi-siècle, elle accueille des immigrés venus de tout le continent. Cette durée et cette diversité sans égale des courants d’immigration donnent un fondement solide aux ambitions internationales de la métropole du 21e siècle.
Pour prolonger ce propos, Jean-Paul Barbe, encore lui, dans un texte de fiction, imagine une Nantes aux allures de Babel, où se mêleraient les langues, les saveurs, les coutumes, une ville subvertie, tourneboulée par le choc de l’autre. Babel-sur-Loire, mais sans l’issue tragique du récit de la Bible. Cette Babel dont rêve Jean-Paul Barbe aurait des allures de Folle Journée, une Folle Journée qui durerait toute l’année et qui déverserait dans toute la ville ses Espagnols et ses Russes, ses Hongrois et ses Serbes, la bande à Dvorák, le cercle de Sibelius, les potes de Falla, les copains de Grieg…
Alors, au bout du compte, européenne ou pas, cette ville où nous vivons ? On ne peut évidemment pas se contenter d’un oui ou d’un non péremptoire, encore moins d’un paresseux peut-être bien que oui, peut-être bien que non… Européenne, Nantes l’est à coup sûr par son histoire ancienne et par ses ambitions nouvelles. Elle l’est moins par sa géographie, plus atlantique que continentale.

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