Bagayoko s'exprime sur son acte à Monaco !
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Mamadou Bagayoko,
parlez-nous de votre drôle de soirée
sur la pelouse de Louis II…
Je me suis un peu emporté contre l'arbitre mais je l'avais déjà prévenu. Je lui avais dit que ça faisait deux-trois attentats qu'Adriano essayait de me faire. Mais il n'avait pas réussi à me toucher. Au bout du troisième ou quatrième attentat, il m'a vraiment touché la cheville car j'ai vraiment mal. L'arbitre m'a alors dit de me relever ou de sortir du terrain. Et quand j'ai vu qu'il ne mettait pas de carton au Monégasque, ça m'a mis hors de moi. Ce joueur a essayé de m'atteindre plusieurs fois. J'étais vraiment énervé, surtout quand j'entends dire qu'il faut protéger les joueurs avant tout. Ce qui m'importe en premier lieu, c'est ma santé. Dans ce genre de situation, le foot passe après.
Vous auriez néanmoins pu éviter de toucher l'arbitre…
Je ne sais pas si je l'ai vraiment touché… J'étais énervé, je suis parti devant lui et voilà. J'ai un peu perdu mes nerfs, ça arrive.
Ce match avait pourtant bien commencé pour vous avec un but et un caviar pour Capoue…
Oui, je suis comme ça et je ne changerai pas. Ça avait bien commencé pour moi et heureusement que nous avons gagné ce match car je m'en serais voulu sinon. C'est toute l'équipe qui a travaillé samedi soir, à l'image de Djamel (Abdoun). On ne l'a pas beaucoup vu mais il a énormément défendu dans son couloir, il a été exemplaire. Nous commençons tous à bien défendre ensemble.
Confirmez-vous que vous êtes meilleur lorsque vous jouez seul en pointe comme face à Monaco, dans un rôle qui revient habituellement à Klasnic ?
C'est vrai que je me sens bien dans l'axe mais c'est l'équipe qui passe avant mes envies. Que le coach me demande de jouer à gauche ou à droite, je respecte ses choix pour le bien de l'équipe. Mais c'est vrai que mon poste de prédilection est vraiment dans l'axe.
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« Rien n'est fini avec les dirigeants »
Contre Monaco, vous avez tout de même rappelé à tout le monde que vous étiez beaucoup plus dangereux lorsque vous avez des espaces devant vous. Ce qui est moins le cas lorsque Klasnic joue en pointe…
C'est clair que j'ai plus l'habitude de jouer comme ça car j'ai toujours joué dans l'axe dans ma carrière. Là, depuis le début de la saison, je joue sur un côté. C'est tout.
Et ça ne vous manque pas ?
Si, bien sûr que ça me manque. Ça me manque de marquer des buts et de faire ce que je sais faire le mieux. Mais si le coach pense que je peux apporter quelque chose en jouant sur le côté, il n'y a pas de souci : j'irai sur le côté.
Avez-vous réglé tous vos problèmes avec vos dirigeants ou est-ce encore d'actualité ?
Non, ce n'est pas encore fini mais je n'y fais plus attention : les dirigeants font leur vie et moi la mienne. Ce qui m'intéresse maintenant, c'est le foot. Avec l'entraîneur , le staff et les joueurs, nous formons un noyau. Moi, j'essaie uniquement de me concentrer sur le terrain. Et ce qu'il y a entre les dirigeants et moi restera entre nous. Je ne vais pas encore polémiquer sur le sujet. Nous sommes sur une bonne dynamique : ce qu'il s'est passé en début de saison est passé et on verra l'année prochaine.
Votre avenir est-il à Nantes cette saison ou songez-vous encore à un départ éventuel ?
J'ai eu en début de saison des moments très difficiles que je ne pourrai pas oublier. Mais je suis professionnel : je fais ma saison et on verra l'année prochaine.