Nous sommes nés Nantais , donc nous sommes Bretons !

Publié le par Korrigans Naonedis

       

La commission présidée par l'ancien Premier ministre suggère qu'on laisse aux collectivités territoriales le soin de s'associer avec qui leur semble bon.


« Une chance historique à saisir
 ! »

 
Les partisans de la réunification sont aujourd'hui convaincus que, jamais, ils n'ont été si près du but : revoir Nantes en Bretagne, près de soixante-dix ans après le décret du 30 juin 1941 par lequel le gouvernement de Vichy a retiré la Loire-Inférieure de la Région Bretagne.

 


Si la commission Balladur (Lire en page France) entrouvre une porte, la réunification bretonne n'est cependant pas acquise. La voie reste étroite et pas seulement pavée d'hermines. Le point sur le processus qui pourrait s'enclencher à la faveur de la réforme territoriale.



Qui est pour ?

Sept sondages réalisés au cours des vingt dernières années donnent, en moyenne, 66 % de Bretons favorables à la réunification. Les habitants de la seule Loire-Atlantique étant les plus intéressés (69 %). Le conseil général de Loire-Atlantique, dès 2001, s'est prononcé en faveur du rattachement à la Bretagne et son président (PS) Patrick Mareschal, en est l'un des plus ardents militants. À deux reprises, en 2004, puis en 2008, à l'unanimité, le conseil régional de Bretagne, a émis un voeu allant dans le même sens.





Qui est contre
 ?


Jacques Auxiette, président PS du conseil régional des Pays de la Loire ne souhaite évidemment pas voir sa Région amputée du « poids lourd » que constituent la Loire-Atlantique et la métropole nantaise. Un avis partagé par la plupart des responsables politiques des autres départements ligériens. À l'exception des Sarthois qui ne se sentent pas très « atlantistes » et considèrent avec intérêt l'idée d'une nouvelle région Val-de-Loire. Jean-Marc Ayrault, le maire PS de Nantes, est aussi très hostile à un redécoupage qui contesterait le statut de sa ville comme capitale administrative régionale. Philippe de Villiers, président du conseil général, ne veut pas entendre parler d'un dépeçage des Pays de la Loire risquant de renvoyer sa Vendée vers le Poitou-Charentes de... Ségolène Royal.


Quel processus
 ?


La commission Balladur suggère que l'État n'intervienne pas directement dans le redécoupage des territoires, laissant aux collectivités concernées le soin de se marier (ou... de divorcer) avec qui elles veulent. Si cette recommandation était suivie par Nicolas Sarkozy et le gouvernement, deux hypothèses sont envisageables. Le conseil régional de Bretagne et le conseil général de la Loire-Atlantique engagent le processus de réunification. Mais cette voie, qui laisse la décision aux élus n'a pas les faveurs de plusieurs d'entre eux. Jean-Yves Le Drian lui-même, président de Région souhaite passer par un référendum.






Qui consulter
 ?


C'est l'autre question épineuse, avec celle d'une future capitale, Rennes ou Nantes. Si une consultation des habitants de la Loire-Atlantique tombe sous le sens, l'avis des citoyens des quatre départements de la Bretagne administrative semble aussi souhaitable. À ce jour, aucun texte ne précise si les habitants du Maine-et-Loire, de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée devraient aussi être consultés.

 

Jean-Laurent BRAS.
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Publié dans Bretagne

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J
kesk'y fo voir le celte ! Naoned é breizh
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K
Faut voir...! KERFON LE CELTEun homme à fables...
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