Le Kita show après la débacle de son FCNKita en Ligue 1 !

Publié le par Korrigans Naonedis


  « Nous savons où nous voulons aller et avec qui »

Waldemar Kita le sait, le nom de l'entraîneur sera déterminant dans la reconquête du public nantais. A fortiori depuis que celui de Christian Gourcuff a filtré...

Le FC Nantes est en L 2. Il n'a plus d'entraîneur.
 Il lui faut reconstruire une équipe, relancer une formation galvaudée, bâtir un projet sportif crédible. Son président n'élude aucune de ces questions.


  Petite vidéo bien gratinée , allez le Lausanne Sport !!!!!

                    http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000#bcid=529634;vid=8236263



Waldemar Kita, quelles erreurs ont été les plus lourdes ?

Celles liées au secteur sportif sont les plus visibles. Nous n'avons pas su bâtir un groupe pour réinstaller durablement l'équipe en Ligue 1. Je croyais avoir investi dans un bon recrutement. L'investissement a été important. Je me suis trompé. Mais au-delà de l'échec sportif que tout le monde a constaté et analysé, ma grande erreur a été de croire que je pourrais surmonter assez facilement les difficultés. J'ai cru pouvoir installer durablement le club en Ligue 1. On a peut-être été trop vite. Je ne me suis pas réellement attaqué aux fondations. J'ai négligé le poids de l'histoire et de l'identité de ce club.

Le FC Nantes semble revenu à la case départ. Il n'a pas plus d'entraîneur, plus d'équipe. Ses dirigeants semblent perdus...

Tout ce que vous dites est vrai. L'équipe est à reconstruire. Même si ça ne fait pas plaisir aux joueurs, je soutiens que ce groupe n'a pas pu et pas su se mettre dans la peau de gagnants. Elie Baup n'a pas souhaité poursuivre. Je n'ai pas souhaité l'y contraindre. En ce sens, on a partagé la même vision de la situation.

Mais quel est le projet de Waldemar Kita pour demain, après-demain et les années à venir ?

Je veux réussir. Je veux que le FC Nantes réussisse. Pour cela, il nous faut rebâtir. Reconstruire un groupe. Nous appuyer sur la formation. Oui, le FC Nantes a failli depuis des années dans sa politique de formation. Oui, cette saison, nous n'avons pas fait mieux que nos prédécesseurs. Oui, les formateurs en place n'ont pas tous eu ma confiance et j'estime être dans mon rôle quand je ne renouvelle pas leurs contrats et quand je prétends repartir sur de nouvelles bases. Ce que les supporters doivent comprendre, c'est que nous ne retirerons les bénéfices de nos efforts que dans trois ou quatre ans peut-être.

Et vos partenariats avec d'autres clubs de divisions inférieures, vos projets de centres en Afrique, dans l'Europe de l'Est ?

On a parlé trop vite. On a pensé qu'on avancerait plus rapidement. Notre communication sur le sujet a été mauvaise, mais on n'a pas cessé de travailler.

En fait, votre communication a été désastreuse ! Et votre image et celle du club en ont lourdement pâti...

Si vous le dites, c'est que ça doit être la vérité et j'en assume la pleine responsabilité. Là encore, que les choses soient claires : je ne suis pas homme à faire porter le chapeau à mes collaborateurs. On me dit : il faut écarter Christian Larièpe, il faut sacrifier Pascal Praud. Je leur ai accordé ma confiance. Peut-être se sont-ils trompés, chacun dans leur fonction et leur mission ? Mais ils ont été loyaux et le restent et ils gardent, quoi qu'il en soit, ma confiance. Nous formons une équipe. Ce qui ne signifie pas que tout est figé...

Revenons au domaine sportif : quel sera le prochain entraîneur du FC Nantes ?

Tant que nous n'aurons pas signé le contrat, je ne dévoilerai pas de nom. Vous êtes donc en plein flou, en plein désarroi, ont commenté certains... Je les laisse dire. Nous savons où nous voulons aller, avec qui nous voudrions y aller. Ça se conduit dans la discrétion. Je me suis rendu compte que le foot est un milieu où tout se sait, tout se dit, tout ou n'importe quoi circule. J'ai compris que moins on parle, moins on s'expose à des interprétations.

Vous êtes donc en discussions avancées avec le ou les successeurs possibles d'Elie Baup ?

On travaille, on avance. Nos supporters doivent s'en persuader. Je leur demande de m'accorder leur confiance. Je ne veux pas les décevoir.

Vous ne pouvez pas vous le permettre, surtout...

Si vous vous parlez des 30 à 40 millions d'euros que j'ai personnellement investis jusqu'ici, vous n'avez pas tort : je ne peux me permettre de me tromper une fois de plus. Si vous songez à nos relations avec notre public, vous êtes encore dans le vrai. Mais surtout, je ne veux pas me permettre un échec, car je veux réussir.

Le chantier paraît toutefois énorme. Vous avez un groupe à éparpiller et à reconstruire. Vous ne pouvez vous permettre de rester sans entraîneur trop longtemps. Vous avez un projet sportif à court et moyen terme à définir...

Tout cela est exact. Entre notre volonté de voir partir un grand nombre de joueurs pour libérer la place à des recrues et le désir des joueurs, il y a probablement un monde. L'entraîneur mènera ce chantier avec nous, comme il sera à la base du projet sportif. Soyez assuré d'une chose : nous ne serons ni arrogants, ni prétentieux, comme le reproche nous en a été fait pour cette saison. Nous serons à la fois humbles et ambitieux. Nous ne brûlerons pas les étapes et j'espère que les supporters et le public le comprendront et nous soutiendront.

Waldemar Kita, n'avez-vous rien à dire aux supporters ? Lesquels ? Ceux qui ont manifesté en balançant des oeufs sur mon portrait ? Ceux qui se sont accrochés aux grillages des tribunes de la Beaujoire, samedi ? Ceux qui ne cessent de réclamer mon départ sur tous les tons, qui m'insultent, insultent mes collaborateurs ? Ceux que la police a été obligée de disperser par des tirs de grenades lacrymogènes après le match ? Ceux qui manipulent ces énergumènes en revendiquant des droits moraux sur le club, en se prétendant des gardiens du temple ? Que ce soit clair : Je n'ai rien à dire à ces gens-là.

Alors aux autres ?

A tous les autres, à tous ceux qui ont des raisons d'être déçus, d'être tristes, de se sentir trahis, je dis: Donnez-nous du temps! Faites-moi confiance! J'ai fait des erreurs, mais, comme vous, je veux que le FC Nantes retrouve sa grandeur. Je veux réussir.



 Max FOUGERY.





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Publié dans Président

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