Les supporteurs Nantais prennent les devant !

Publié le par Korrigans Naonedis

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En Angleterre, le football est le symbole d’une communauté. Les supporters veulent faire vivre leur club. En France, ils pensent généralement qu'ils soutiennent assez leur club en payant des abonnements." A La Nantaise a bien l'intention de changer ça. D'importer l'actionnariat populaire en France. L'initiative, inédite, commence à faire du bruit au-delà de Nantes. Jeudi dernier, les représentants d'ALN ont été reçus au ministère des Sports. En attendant que des contacts soient noués avec la Fédération française de football et la Ligue de football professionnel.

La révolution en actions - FOOTBALL - Ligue 2

Jusqu'ici, le mouvement comptait des soutiens de poids... à l'échelle locale : des anciennes gloires du club, comme N'Doram, Loko, Ouédec et Karembeu ; une vingtaine d'entreprises du coin qui, comme l'explique Olivier Tardiveau, directeur d'une agence immobilière, "s'unissent pour montrer qu'il ne s'agit pas d'un simple mouvement de supporters" ; et même des politiques de tous bords, qui ont adhéré à l'association. "C'est l'un des rares sujets sur lesquels il y a un vrai consensus", confie Benoit Blineau, conseiller municipal Modem. "La démarche est constructive, reprend Julien Bainvel (UMP). Elle permet d'introduire de la démocratie dans le foot." Ronan Dantec, élu Vert par ailleurs historien du sport, va plus loin dans sa réflexion : "Le sport a toujours été la vitrine et la caisse de résonnance de la société. Cette idée d'actionnariat populaire montre à quel point les gens ont besoin de s'approprier leur activité, de s'impliquer, d'être des acteurs et plus de simples spectateurs. On n'est plus dans une logique de retour sur investissement. On revient à des valeurs socles, basées sur l'humain. L'argent ne fait pas tout. On ne peut pas accepter que le FC Nantes soit le joujou d'un industriel ou d'un autre. Un club de foot fait partie du patrimoine d'une ville." "C'est un bien collectif auquel tout le monde doit avoir accès, confirme Patrick Mignon. Il vit parce qu'il réunit des milliers de personnes. Quand il est dans les mains d'un investisseur, il échappe à la sphère collective." "Et nous, renchérit Florian Le Teuff, on souhaite se le réapproprier

 

 

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Encore faut-il que les quelque 2000 "amoureux" du FCN mettent la main à la poche. D'après une enquête rendue publique en février, 1044 d'entre-eux sont prêts à contribuer financièrement. "A hauteur de 300.000 euros par an".  Sauf que juridiquement, l'association ne peut prétendre à racheter les parts du FCN, dont le capital s'élève à 570.000 euros. Pour contourner le problème, une Société par actions simplifiée (SAS) verra bientôt le jour. "Elle servira de courroie de transmission entre les supporters qui souhaitent acheter des parts dans le capital du club et le futur repreneur, explicite Jean-Pierre Clavier, professeur de droit à l'université de Nantes, qui planche sur le dossier. En clair, les actions achetées par les supporters transiteront par la SAS, qui les reversera directement dans le capital du club."

 

Les Canaris végètent désormais dans l'anonymat de la Ligue 2. "Ils ont surtout perdu leur identité et leurs valeurs", se désole Japhet N'Doram. En 1995, quand le FCN a conquis le septième de ses huit sacres nationaux, le Tchadien était l'un des porte-drapeaux du fameux jeu à la nantaise. Ceux qui l'incarnaient ne sont plus là. Ils ont été priés de faire leurs valises. Les uns après les autres.

 

 

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Le montant de l'action est à l'étude. Pour les personnes physiques, elles seraient vendues par deux, à 100 euros. Les étudiants et les demandeurs d'emploi pourraient cependant en acheter à l'unité. Les entreprises, elles, devraient débourser 500 euros pour dix actions. Mais le juriste prévient : "Quel que soit le nombre d'actions achetées, chaque personne ne détiendra qu'une voix dans la SAS. Dit autrement, un homme = une voix. C'est la seule façon de conserver le côté populaire de notre démarche."

 

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En dix-huit mois, plus de 2000 "amoureux" des Canaris ont signé cette charte. Ils entendent "devenir acteurs" de leur club, qui a connu quatre présidents en dix ans : Jean-Luc Gripond, Rudi Roussillon, Luc Dayan et Waldemar Kita. Aux commandes depuis 2007, l'homme d'affaires franco-polonais est un propriétaire contesté. Pour "préparer l'après-Kita", les supporters sont prêts à "ouvrir (leur) portefeuille". "L'idée, explique Florian Le Teuff, ce n'est pas de racheter le FC Nantes. On n'en a pas les moyens. On veut juste racheter des parts du club, pour épauler le futur repreneur et imposer un nouveau mode de gouvernance, plus responsable."

 

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Pour l'heure, Waldemar Kita reste sourd au message d'ALN, qui l'a "pourtant convié plusieurs fois à (ses) réunions". Officiellement, l'homme d'affaires franco-polonais n'est pas vendeur. En coulisses, il se murmure pourtant qu'il chercherait à se séparer du FCN. Depuis quatre ans, il lui a coûté plusieurs dizaines de millions d'euros. Le futur repreneur devra en tout cas s'accommoder de la pression locale. "Il ne sera probablement pas nantais, mais ce sera dans son intérêt de collaborer avec nous, martèle Olivier Tardiveau. Nous pourrons lui ouvrir des portes. Il aura besoin de nous pour créer du relationnel, asseoir sa notoriété dans la région, remplir le stade." "Propriétaire de la Jonelière et de la Beaujoire",

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S
<br /> Voila le genre d'initiative qui fait rêver... pour ma part je serais prêt à mettre de l'argent pour ce club qui m'a fait rêver toute mon enfance...<br />
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