Piocelle : "Le FCNantes reste mon club de coeur "!

Publié le par Korrigans Naonedis

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Pio Pio , un milieu qui serait bien utile au FCNantes , ayant largement le niveau et les valeurs intellectuelles pour y rejouer !!!


Sébastien Piocelle, issu de la dernière génération dorée de la formation nantaise, ne reconnaît plus son club de coeur.


Sébastien, dans quelles conditions avez-vous rejoint l'ACA ?

La saison dernière a été compliquée. Je n'avais pas de club, malgré quelques propositions un peu bancales, en deuxième division grecque. J'attendais des touches en France mais plus le temps passe, moins tu es considéré comme compétitif. J'ai dû repartir deux mois en Italie, près de Naples, en troisième division. Là-bas, j'ai pris du plaisir et j'ai retrouvé la confiance. Mon agent, Hamed Cissé (le frère de Djibril), m'a alors fait part de l'intérêt d'Arles. Le club ne me demandait pas de faire un essai, ça m'a touché, c'était un premier geste. Quand tu tapes à toutes les portes, ça rassure, ça fait chaud au coeur. Puis on m'a confié le brassard.


Pourtant, le club était dans une situation précaire,
la montée en Ligue 2 n'étant pas validée...


C'est sûr, je ne suis pas venu faire un coup financier ! Je voulais me relancer et le club se structurer. Nous avions un challenge commun. La discussion avec le coach a duré un quart d'heure. On s'est tapé dans la main. Je n'avais pas non plus cinquante solutions. Mais je ne me suis jamais dit : « Où est-ce que je mets les pieds ? » Aujourd'hui, je prends du plaisir. Je ne suis pas revenu par la grande porte mais je me prouve que j'ai au moins le niveau de la Ligue 2.


Vous n'étiez pas été effrayé par l'absence de
structures dignes d'un club professionnel ?


Pas du tout. Bon, les vestiaires, c'est pas le grand luxe. Tout se faisait un peu à l'arrache au début. En arrivant, on m'a demandé si je pouvais laver mes affaires chez moi. Ça m'a un peu surpris... Mais aujourd'hui, on a trouvé un arrangement ! (rires) Maintenant, il ne faut pas s'embourgeoiser. C'est dans ces conditions qu'Arles est monté.


Votre équipe est sur le podium. Le regard de vos adversaires
a-t-il changé depuis l'entame du championnat ?



Complètement. Pendant cinq matches, on a été la surprise de l'été. On a pris confiance. On n'a pas la plus grande équipe du championnat mais on a conscience de notre niveau. On a des joueurs capables de mettre le pied sur le ballon, d'alterner le jeu court et le jeu long. On sait jouer aussi et on n'est pas là par hasard. Je ne vais pas faire du Guy Roux, mais notre objectif reste le maintien. C'est bien parti. Il reste trois matches avant la trêve, une fois qu'on aura rencontré tout le monde, on verra si on peut nourrir d'autres ambitions. À Nantes, on ne sera pas favoris. On ne joue pas dans la même cour. Mais ce n'est pas pour ça qu'on ne peut pas gagner...


 La saison passée, lorsque vous cherchiez un club, vous avez pu entretenir votre condition physique à la Jonelière.
 Avez-vous pensé re-signer dans votre club formateur ?



J'avais remercié Laurent Guyot de m'offrir cette opportunité, même si c'est la direction qui avait accepté ma demande. Je ne m'attendais à rien même si j'espérais secrètement. C'est humain car c'est mon club de coeur. Il n'y avait pas d'ambiguïté, mais c'était frustrant car le club était déjà dans une situation difficile. Ceci dit, il y avait quarante joueurs dans l'effectif...


Observateur privilégié, que vous inspire le FC Nantes ?


Franchement, plus rien ne me surprend à Nantes depuis le départ de Raynald Denoueix. Il y a eu une cassure. Jusqu'à la première descente, avec les joueurs issus de la formation, on pouvait encore s'identifier au club. Je suis triste pour les salariés des bureaux et les passionnés du FC Nantes. Je lui souhaite malgré tout de remonter en Ligue 1.

Interview Ouest - France !!!
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Publié dans Historique

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