Tout simplement trop fort.
Sans en faire le grand favori de l'opération (immédiate) de la remontée -ce qu'il est déjà- ce résultat démontre assez bien toute l'envie qui anime le FCNA à l'aube de cette saison, par ailleurs encore assez mouvementée avec l'arrivée d'un nouveau propriétaire (Waldemar Kita à la place de Dassault) , d'un nouveau directeur sportif (retour de Robert Budzynski ou intronisation de Stéphane Ziani à la place de Xavier Gravelaine) et d'un nouveau staff technique (Ziani toujours qui vient d'obtenir son DEPF ou Jean-Pierre Papin à la place de Michel Der Zakarian d'ores et déjà remercié) . Tous ces changements qui devraient aboutir cette semaine, au plus tard vendredi lorsque Nantes jouera à Châteauroux, sont-ils de nature à briser le bel enthousiasme manifesté ? Les acteurs jurent que non ! Ils sont programmés pour un retour immédiat en L1 et, eux, ils ont fait leur part de travail. Il ne reste plus que trente sept journées... « Et je doute, explique Thierry Froger, l'entraîneur rémois, que Nantes ait toujours la vie aussi facile ! Il n'y aura pas que des équipes comme Reims sur sa route... » Un avertissement bien compris par des Canaris qui se contentent, à l'image de leur actuel patron, Michel Der Zakarian, de savourer le moment qui passe. « Il n'y a pas eu souvent de sourires dans nos vestiaires ces derniers mois. Or, chacun le sait, c'est un excellent outil de travail. Il ne faut pas non plus se laisser griser par cette entrée en matière. Tout le monde nous répète que l'on va remonter facilement et moi, je pense qu'avec ce résultat, il faudra être encore plus vigilant. » On peut seulement remarquer que Nantes a rempli son rôle avec sérieux. Reims n'a pas existé et, surtout, n'a jamais donné l'impression de pouvoir faire douter son adversaire et les buts se sont empilés presque logiquement : un triplé pour Goussé, efficace une saison sur deux, et un doublé pour le revenant Bagayoko qui, s'il reste, finira la saison avec vingt buts au compteur.
Impressionnant sur le plan physique, tactiquement bien en place et techniquement bien emmené par Da Rocha et De Freitas, Nantes ne demande qu'à réussir un parcours comme Metz l'an dernier. En tête de bout en bout, ou presque. « À Châteauroux, dès vendredi, cela va déjà être une autre histoire » prévient cependant Bagayoko. « C'est vrai, dit De Freitas, mais il est aussi possible que ce 5-0 ait marqué les esprits... Je l'espère en tout cas. »
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