Début réussi pour Nicolas Goussé

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Je ne doutais pas »
mercredi 01 août 2007 -

« Je ne doutais pas »
 












Auteur d’un triplé lundi soir face à Reims pour son premier match avec Nantes, Nicolas Goussé a réalisé un départ canon. Au chômage il y a quelques semaines, l’ancien attaquant de Troyes savoure. 

Nicolas Goussé, un triplé dès votre premier match avec Nantes, c’est le début rêvé…
Oui, on ne peut pas rêver mieux. C’est d’autant plus fort que c’est le premier triplé de ma carrière. Il faut surtout retenir la victoire et la qualité du jeu pratiqué. Tout le monde est content et on a su faire plaisir aux 27 000 personnes de la Beaujoire. On a été présents sur toutes les lignes. On a été performants défensivement comme dans la récupération. On a su produire du jeu. On a hâte de revivre des soirées comme celle-ci.

Etes-vous entré sur le terrain avec une motivation particulière ?
Déjà, je ne savais pas si j’allais être titulaire. J’ai donné le maximum. Avec l’envie et l’abnégation, ça a payé. Quand on marque vite, la confiance augmente et la confiance aidant, la réussite n’en est que meilleure. Il y a des soirs comme ça… Il faut apprécier ces moments-là. Je ne suis pas revanchard. Je ne doutais pas de mes qualités.

Comment avez-vous vécu votre période sans club après votre départ d’Istres ?
Forcément dans ces moments-là, on se pose quelques questions. J’ai participé aux stages de l’UNFP pour montrer aux clubs que j’avais envie de revenir dans le circuit. Ce n’était pas en attendant que le téléphone sonne que ça allait venir. Ça montrait mon état d’esprit, mon envie de m’entraîner et de continuer. Quand Xavier Gravelaine m’a appelé pour venir à Nantes, ça m’a fait chaud au cœur.

Et vous lui rendez bien la confiance qu’il vous a accordée…
Oui, c’est ce que je m’étais dit. Vu la perche qu’il m’a tendue, la moindre des choses était de lui rendre cette confiance. Mais je ne pensais pas faire aussi fort aussi vite (rires). Il ne faut pas s’arrêter là et se gargariser. J’espère simplement marquer d’autres buts. Pour un attaquant, c’est le moteur de la confiance.

Un autre attaquant s’est illustré avec vous, c’est Mamadou Bagayoko. On a eu l’impression que vous jouiez ensemble depuis des mois…
Avec Baga, le duo d’attaque a bien fonctionné. Parfois, il n’y a pas de logique. En matchs amicaux, on n’avait pas spécialement trouvé d’automatismes et on n’avait pas marqué le moindre but. Et là, on a réussi à se trouver. Il était sur toutes les bonnes occasions et il a fait un gros match. Il faut retenir la performance globale de l’équipe. On a eu un très bon état d’esprit. En rentrant sur le terrain, on avait à cœur de montrer que l’on était tous motivés par le projet de retour en L1.

« Ça ferait bizarre de voir partir Der Zakarian »

Cela faisait longtemps que la Beaujoire n’avait pas été à pareille fête…
On m’en a beaucoup parlé aujourd’hui (ndlr : mardi). Beaucoup de personnes ont pris plaisir à regarder ce match et ça faisait longtemps que ce stade n’avait pas vibré de cette façon. On fait du sport pour vivre ces moments-là. On sait qu’on aura aussi des moments difficiles. Ce sera à nous de répondre présents mentalement.

Comment appréhendez-vous le déplacement de vendredi à Châteauroux ?
On s’y plonge de suite puisque c’est dans quelques jours. Pas d’appréhension particulière. On y va pour gagner et pour reproduire notre performance de lundi. Ce sera un tout autre match dans des conditions très différentes.

Ne craignez-vous pas d’être encore plus attendus par vos adversaires après cette victoire face à Reims ?
De toute manière, nous allons être attendus dans tous les stades. On s’y attend. Il faudra mettre le bleu de chauffe et on sait que l’on ne gagnera pas tous les matchs 5-0. On s’attend à des matchs plus disputés et plus engagés. On sait que les gars de Châteauroux auront envie de répondre présents. A nous de nous occuper de notre jeu avant de nous occuper de l’adversaire.

Etes-vous perturbé par ce qui se passe en coulisse : le changement de direction et les rumeurs de changement d’entraîneur ?
Un petit peu quand même… Avant le match, on ne savait pas trop ce qui se passait au niveau de la direction. On se pose des questions. On est des compétiteurs, on s’occupe du terrain. Ce qui se passe en dehors, on ne peut rien y faire.

Est-ce que ce serait un coup dur si Michel Der Zakarian venait à partir ?
Ça ferait bizarre de le voir partir après une telle victoire. Mais dans le football, il y a des choses étranges parfois. Ce ne serait pas très bon au niveau de la stabilité : chambouler le staff et repartir avec de nouvelles personnes… Mais ce ne sont pas les joueurs qui prendront la décision.

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Publié dans Championnat

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