Signorino, les raisons de son exil.
Suivi par plusieurs écuries de Ligue 1 (Saint-Étienne, Lens, Monaco), Franck Signorino a pris tout le monde à contre-pied. Le latéral gauche a finalement filé en Espagne, à Getafe, où il s'est engagé pour quatre ans. Dans France Football de vendredi, il revient sur son exil, son départ de Nantes et ses ambitions, avec sa franchise habituelle. «J'ai eu la possibilité de rejoindre la Liga , LE meilleur Championnat au monde. Je vais jouer contre les meilleures équipes d'Europe, le Barça, le Real Madrid, le FC Séville... Je vais côtoyer les stars, comme Messi, Cannavaro, Henry, Eto'o.» Désormais, à Getafe, club coaché par Michael Laudrup, Signorino s'apprête à découvrir de nouveaux horizons. «Getafe, ça ne dit rien aux gens, mais le club a quand même terminé dans la première partie du classement la saison dernière, il joue la Coupe de l'UEFA. Ça va me faire du bien de connaître autre chose, de découvrir un nouveau football, une nouvelle culture. Cette saison, je veux m'éclater sur le terrain. Je veux prendre du plaisir, parce que je n'en ai pas pris du tout l'année dernière.»
Justement, sur son aventure à Nantes, il garde des souvenirs douloureux : «A l'époque où je suis parti là-bas, c'était pour progresser. Le club voulait se reconstruire sur des bases saines, solides. Je n'oublie pas que sans Nantes, je ne serai pas connu aujourd'hui. Mais, cette deuxième saison, cette descente, ça a laissé des traces. Je me suis retrouvé au milieu de jeux de pouvoir. L'atmosphère autour du club, sur les terrains d'entraînement, c'était trop dur à supporter. Je suis arrivé à un point de non retour, j'étais à bout. Je le dis franchement, même si le club était resté en Ligue 1, je serais parti.»
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