Burruchaga dans l'ombre de Maradonna !
Jorge Burruchaga (47 ans) entraîne le club argentin de Banfield. Nouvelles fraîches, avant France - Argentine de ce soir et VA - Nantes de samedi.
Après un an de chômage, il a repris les rênes, cette année, de Banfield (13e en décembre). Le champion du monde 1986 n'est revenu qu'une fois à Nantes, lors du Mondial 1998, mais il suit de près l'actu nantaise et européenne.

Comment s'est déroulé la première partie de saison avec votre nouveau club, Banfield ?
« Je me sens très bien dans ce club. Au tournoi de clôture qui commence ce dimanche, nous espérons terminer dans le peloton de tête. Comme entraîneur, je suis très content de travailler dans mon pays. Dans le futur, mon destin m'emmènera peut-être en Europe... »
Avez-vous suivi le FC Nantes depuis que vous êtes retourné en Argentine ?
« Bien sûr, grâce à internet. J'ai été très triste de sa descente il y a deux ans, même si, heureusement, il est remonté rapidement. Il y a deux ans, Japhet (N'Doram), alors manager, m'a téléphoné et est venu voir des joueurs à Buenos Aires. On a discuté et, à un moment donné, il m'a demandé si j'avais envie de retourner à Nantes. À l'époque, j'étais à l'Estudiante et j'allais signer à l'Independiente. Je ne me rappelle plus comment s'appelait le président : Rosselli (sic), un truc comme ça. Aujourd'hui, j'espère que le FCN va continuer sa remontée au classement, pour retrouver le rang qui le caractérise.
Carrière
1979-80 : Arsenal de Sarandi
1980-81 : Arsenal de Sarandi
1981-82 : Independiente 52 matchs, 17 buts en championnat.
1982-83 : Independiente 55 matchs, 23 buts.
1983-84 : Independiente 29 matchs, 10 buts.
1984-85 : Independiente 10 matchs, 3 buts.
1985-86 : FC Nantes 36 matchs, 9 buts.
1986-87 : FC Nantes 30 matchs, 6 buts.
1987-88 : FC Nantes 10 matchs, 2 buts.
1988-89 : FC Nantes 6 matchs, 2 buts.
1989-90 : FC Nantes 27 matchs, 4 buts.
1990-91 : FC Nantes 3 matchs.
1991-92 : FC Nantes 28 matchs, 4 buts.
1992-93 : Valenciennes FC 32 matchs, 10 buts.
1994-95 : Independiente 23 matchs, 2 buts.
1995-96 : Independiente 28 matchs, 8 buts.
1996-97 : Independiente 30 matchs, 8 buts.
1997-98 : Independiente 8 matchs, 1 but.
Équipe nationale 59 sélections en équipe d'Argentine de 1983 à 1990 (13 buts)
Champion du monde en 1986 avec l'Argentine (buteur lors de la finale)
Vice-champion du monde en 1990 Meilleur buteur de la Copa América en 1983 (3 buts)
Palmarès
Copa Libertadores en 1984 (Independiente)
Coupe intercontinentale en 1984 (Independiente)
Recopa Sudamericana en 1995 (Independiente)
Champion d'Argentine métropolitain en 1983 (Independiente)
Meilleur joueur étranger du championnat de France en 1986
Finaliste de la Recopa Sudamericana en 1995
Vous souvenez vous de jeunes joueurs formés au club qui commençaient à jouer avec vous à l'époque ?Évidemment ! Il y en avait trois surtout qui aujourd'hui ont fait une carrière extraordinaire : Didier (Deschamps), Christian Karembeu et Desailly. À l'époque c'était des gamins, ils avaient 18-19 ans. Ils s'entraînaient avec moi. En 1987, on est venu faire la préparation ici en Argentine. On a joué l'été à Mar del Plata, contre River Plate et Boca Junior. On est resté pendant vingt jours. En Didier, on voyait déjà joueur avec une personnalité assez forte, clair dans son jeu, dans ses paroles. Marcel, par sa puissance, son style de jeu, on pouvait pressentir la carrière qu'il a fait. Christian, c'était un joueur différent. Il jouait partout. Un joueur pas très beau à voir, mais assez efficace qui pouvait s'adapter n'importe où. »
Nantes affronte Valenciennes ce week-end. Que pensez vous de cette rencontre ?
J'ai un très bon souvenir de ces clubs, mais tout le monde sait que j'ai une relation plus forte avec Nantes. N'oubliez pas que mes deux filles sont nées là-bas ! Le FC Nantes est venu pendant trois ans me voir jouer à Buenos Aires. En 1982, l'Independiente n'a pas voulu me transférer. En 1984, les Nantais ont supervisé les matches amicaux qu'on a fait avec l'équipe nationale en Belgique, Allemagne, Suisse. C'est en 1985 que je suis enfin arrivé à Nantes. Je connaissais déjà bien Budzynski et Coco. La manière de jouer du club rentrait bien dans mon esprit. Je m'y sentais tranquille, content. Je garderai toujours un bon souvenir de là-bas.