Da Rocha dans lapresse locale !

Frédéric, contre Caen, avez-vous perdu 2 points ou en avez-vous gagné 1 ?
Dans la mesure où ce match était à domicile, on peut dire que ce sont aussi 2 points de perdus. Car les points sont chers. Maintenant, si on peut faire le même parcours que Valenciennes, qui a aussi joué deux matches consécutifs à domicile (match nul contre... Nantes avant de battre... Caen en match en retard N.D.L.R.), ce serait bien. Notre première rencontre a été moyenne en terme de résultat, à nous de faire en sorte que la deuxième soit meilleure.
Comment expliquez-vous cette prestation moyenne justement ?
Si j'étais fataliste, je dirais que c'est comme ça... C'est vrai que l'on aurait pu gagner ce match. Maintenant, on ne le gagne pas parce que l'on le commence mal, on court après le score. Et au bout du compte on prend un point. Et c'est toujours un point pour en revenir à la question précédente. Caen reste derrière nous et dans cette zone, mis à part Auxerre et Sochaux qui ont gagné, les choses reviennent un peu au même. Les points sont tous très importants, surtout à domicile, maintenant à nous de faire fructifier nos résultats à l'extérieur.

Car l'opération maintien est toujours d'actualité...
Oui et il y a plusieurs équipes impliquées dans cette lutte. Il ne faut donc pas lâcher. Ce sera dur encore un petit moment... ou peut-être jusqu'au bout. Nous sommes encore dans le ventre mou, donc il va falloir encore se battre car on n'en fait pas assez. Les autres équipes ont aussi du mal à gagner chez eux, parce que nous avons réussi à gagner là-bas.
Comment expliquez-vous ces difficultés à gagner à domicile ?
Je ne sais pas. Même si ces derniers temps, on se met en difficulté tout seuls en encaissant un but très tôt. On parvient à enchaîner des phases de jeu intéressantes, mais on se doit d'être plus constants et retrouver une certaine solidité. Grenoble est une des meilleures défenses du championnat (la 4e de la Ligue 1 N.D.L.R.) il faudra donc être très costaud.

Sur un plan individuel, vous semblez avoir retrouvé une bonne forme...
Individuellement, je donne le maximum. Mon poste me demande d'être présent. Même si je suis dans une zone défensive, je dois aussi apporter offensivement. En tout cas, si ce que je fais permet à l'équipe d'avancer, alors tant mieux.
Justement, comment vous sentez-vous à ce poste de milieu axial ?
Je ne suis pas totalement dépaysé puisque j'ai déjà évolué dans ce rôle-là. C'est le coach qui m'a dit : « je te mets là, parce que tu peux nous apporter beaucoup. » À ce poste, je suis à la fois avec la défense, mais aussi à la relance. Quand je suis dans une position axiale, j'arrive aussi à mieux parler. Parfois, c'est un peu frustrant parce que je ne peux pas trop monter, mais il faut concevoir ce poste avec tout ce que ça suppose. Si je pars à l'abordage, je laisse des gros espaces derrière et je mets mes copains en danger.
Raphaël BONAMY.
Les compliments de Baup sur son capitaine !!!

« En tout cas, ce qu'il fait est énorme » avoue, admiratif, un Élie Baup qui l'a définitivement placé dans l'axe devant la défense, lui redonnant au passage le brassard de capitaine. « Pour moi, c'est un phénomène. » L'intéressé appréciera. Au moins autant qu'il apprécie son nouveau rôle : « Je joue à un poste qui demande d'être présent, défensivement et offensivement. Je m'y sens bien. »
Élie Baup en est convaincu : « Il y a les matches avec Da Rocha et les matches sans. Je ne sais pas si c'est le meilleur capitaine, mais c'est le meilleur joueur.
Il fait aller toute l'équipe dans la bonne direction. » Et sait montrer l'exemple. « Quand on voit comment il se met « minable » ! Je ne sais pas où il va chercher cette force » avoue son coach.
« Je donne le maxi depuis le début, lui répond Frédéric Da Rocha.
Je continue mon bout de chemin. » Un (sacré) bout de chemin entamé il y a maintenant plus de quatorze ans. C'était à Bastia, en septembre 1995 (4-1).
Trois cent soixante-dix matches de L1 (et vingt-six de L2) plus tard, le Canari a toujours les crocs. Et surtout pas l'intention d'arrêter, même s'il sera en fin de contrat en juin.
« En tout cas, il n'y a pas d'interrogation pour moi, prévient Élie Baup : il ne manquerait plus qu'il ne resigne pas ! »
Le message est passé.
Jérôme Le Garrec ![]()