Brigade Loire = 10ans pour le derby du sud de la Bretagne !!!!

Romuald et Mathieu, Brigade Loire.
Dans quel contexte est né votre club de supporters, il y a dix ans ?
C'était vraiment pour redynamiser la tribune Loire, située derrière les buts, du côté du fleuve. Il fallait redonner de la vie, du mouvement. Aujourd'hui, nous comptons comptent 300 adhérents et au moins autant de sympathisants. Nous avons nos propres couleurs :
jaune vert et noir.
Pourquoi avoir choisi le modèle du club de supporters « Ultra » ?
Ça vient d'Italie. L'objectif, c'est vraiment d'être des acteurs, de s'impliquer. Tous les jours, pas uniquement les soirs de matches. Nous sommes des soutiens inconditionnels. En fait, tout emploi du temps est conditionné par ça. On pose nos RTT, nos congés,
en fonction des matches.

Souvent, les supporters ultras donnent presque l'impression d'être propriétaires du club ?
Nous ne sommes pas là pour gérer. Mais nous nous considérons vraiment comme garants des valeurs. On défend l'importance de la formation au FCN et le côté populaire du foot. Nous avons souvent été amenés à défendre ces valeurs. Nous avons même dû manifester parfois. Ce qui nous importe, c'est que le FCN gagne tous les matches.
Comment se passent vos relations avec la direction du club ?
Nous sommes surtout en contact avec Luc Delatour (directeur des opérations). Il sert de tampon. C'est un peu le baromètre de la direction. On dit les choses. Il y a quelques années, on a connu des moments de grosses tensions, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. On déploie parfois des banderoles. En général, avec l'accord du club. S'il refuse, on avise. On sait s'exprimer. Mais on n'a jamais fait de banderoles insultantes, vulgaires.

Une stadière blessée à Sochaux ; des incidents au Havre. Ces épisodes vous font apparaître dans la rubrique faits divers...
On parle beaucoup de nous, en cas de problème. Ça donne une image excessive. Mais en dix ans, il n'y a pas eu beaucoup de dérapages. On donne des consignes de la vie en commun. Nous tentons de canaliser les débordements éventuels. Mais nous ne sommes ni policiers, ni éducateurs. On n'est jamais à l'abri, dans notre société, de péter les plombs. Mais Sochaux ou Le Havre ne résument pas la vie du groupe. Loin de là.
Avez-vous d'autres passions ?
Notre passion ne laisse pas beaucoup de place pour autre chose. On ne vit presque que pour le FCN. Ainsi, la vie avec les amis, la vie de couple se font au sein du groupe. Avec la famille, c'est plus dur. À un certain âge, des gens lâchent.

Je peux vous prendre en photo ?
Non, à travers Romuald et Mathieu, c'est le discours du groupe que nous faisons passer.
Philippe GAMBERT.